Les Rencontres Techniques en Aikido
Préambule
Quelle n'est pas la surprise pour tout pratiquant d'Aikido lorsqu'une forme de pratique nouvelle
tente de voir le jour. La première réaction face à cela est souvent la même, et d'ailleurs fort étonnante.
Après plusieurs essais à droite et à gauche deux publics semblent tout de même se profiler. Ceux
qui voient en cela quelque chose de nouveau et qui se disent pourquoi pas, après tout, c'est peut être pas
si mal, et les autres, les ténords, appliquant sans cesse les mêmes arguments, et s'offusquants même de l'idée
que ceci puisse voir le jour.
Le premier constat est le suivant, aucun des éléments fournis à l'encontre de ces Rencontres Techniques ne
démontre une compréhension complète de ce que nous voulons faire. Et ce pourquoi, parceque la première réaction
vient de l'amalgame fait de différentes idées, véhiculées par de nombreuses personnes, sur ce qu'est le Budo, les
arts martiaux traditionnels, l'aversion vis à vis des sports de combat, de la compétition, des premiers et des seconds,
si l'aikido était telle que ce que veux une tradition d'enseignement martiale, pourquoi voit on des exhibitions
à Paris Bercy, des rubriques à chaque stage se félicitant du nombre de pratiquants sur le tatami, de l'energie faite par
plusieurs pour être à la tête d'un groupe important, n'est ce pas là une représentation de ce que cherche
un compétiteur ?, être en haut de l'affiche. Quelle différence alors entre deux individus s'efforcants de se donner
à fond pour obtenir un résultat ?, aucun en fait. Une chef de file n'est rien d'autre qu'un compétiteur
qui fait tout pour garder sa place et monter qu'il est le plus fort, à la différence que dans la forme traditionnelle,
ceci est masqué par un discours qui dès le départ dénigre le reste. Nous ne faisons pas de compétition car dans notre
discipline ceci n'est pas possible et cela ne correspond pas au message qui nous a été légué par notre fondateur.
Ce qui est fort risible, car il y a peu nous avons pu découvrir la chamiponne d'Europe de Tai chi à la
télévision. Etonnant n'est ce pas, existerait il des compétitions de Tai chi ?, comme il en existe pour le Iaido, le Kendo
qui pourtant sont tout autant des disciplines martiales traditionnelles.
Deux choses viennent alors à l'esprit, la première est
que la compétition donne la chance à tout le monde de se voir, à un moment de sa vie, porté sous les drapeaux, quelle récompense
pour notre être que de passer à la télé, une récompense importante, un facteur motivant sans null doute, alors que dans le système
sans compétition, ce seront toujours les mêmes qui feront les galas, et les autres alors, n'ont bien évidemment aucune chance, ce système
n'est il pas pire que celui que nous proposons ? ce qui ne fera pas le bonheur de tout le monde, c'est un fait.. :)
Le seconde chose est
que la compétition est, d'une part, un mal naturel, et d'autre, part a toujours existé.
Sous différentes formes c'est certain, mais cela
reste un vecteur de diffusion important. C'est sans doute ce vecteur qui a fait que les arts martiaux
se diffusent au travers du monde. Les valeurs liées aux arts martiaux sont nécessaires, mais ne sont pas un
vecteur suffisant pour expliquer l'expension des arts martiaux.
Ce que sont les rencontres techniques:
avant tout une forme d'entrainement différente, reposant sur trois axes de recherche principaux. Ces trois
axes sont liés au contenu des épreuves des RTA.
L'expression libre
L'expression imposée
Le randori
Chacune de ces épreuves met en avant des éléments importants des arts martiaux, Henka waza et le Tai pour l'expression libre,
le Gi, la technique et le Ki pour la partie imposée, et le Shi, la disponibilité, le Ai de Aikido pour le Randori.
Le tout sous une forme de transmission différente, le Do.
Nos concepts forts, AI KI DO et SHIN GI TAI.
Une forme d'apprentissage différente
En quoi cela est il une forme d'apprentissage différente ?
A vous de voir, mais si cela n'est pas différent de votre méthode d'enseignement actuelle,
il n'y a pas de raisons de s'opposer ou de ne pas participer aux RTA.
En aucune manière les RTA ne sont un affrontement entre deux individus, et si il y a un
concept fort dans l'Aikido, c'est sans doute celui ci, ou du moins celui que nous
avons retenu, la non opposition de aite et de tori. En effet, en aucun cas il n'est demandé
aux pratiquants de combattre un adversaire, mais uniquement de partager un moment avec un partenaire,
afin de démontrer les principes importants de notre discipline.
Quel constat par rapport à une forme d'apprentissage classique de l'aikido ?
Pas grand chose
au premier regard, mais de plus près, c'est pas si évident. Un enseignement classique de la
nomenclature pourrait être suffisant pour la première partie des RTA, l'expression imposéé,
dans la mesure ou il est demandé d'effectuer des techniques tirés au sort, de différents manières,
à tout de rôle. Il est évident que cela reste un exercice compliqué, mais relativement standard.
Le randori tel que nous le proposons est assez différent, nous retrouvons cette forme
de travail dans d'autres écoles assez anciennes, notemment dans le Takeda Ryu avec une épreuve
similaire au Iaido. Il est donc nécessaire pour cela de faire des cours particuliers,
pour développer de manière spécifique les éléments conjoints à cette épreuve.
Mais là ou il y a un gros travail c'est dans la partie libre. Il faut présenter un enchainement
de techniques d'aikido sur une periode définie dans le temps. A première vue il est assez
simple d'imaginer un tel exercice, on enchaine une attaque, une technique, puis c'est à l'autre
de faire....ce serait simple en effet, mais le niveau attendu est bien au dessus. En effet, la difficulté
première réside dans la logique de l'histoire présentée, par exemple, on part sabre à la
ceinture, on croise le partenaire, un des deux attaque, le second bloque l'attaque et désarme
l'attaquant puis lance à son tour une coupe, ésquive du désarmé, commence un désarmement et
contrôle avec une technique, seulement, le partenaire réalise un contre de cette technique, reprise
d'initiative, qui n'aboutie pas car une feinte l'amène au sol. De là, travail en suwari etc...
Comme il sera possible de s'en rendre compte avec le temps, il est nécessaire dés le début
d'orienter l'apprentissage des techniques avec les différentes possibilités de contre, de blocage, de feinte
etc...Ce qui est naturel dans d'autres disciplines dés le début comme le Judo ou encore le Jujitsu, pour
des raisons bien simples, ne l'est pas dans l'Aikido. Il faut bien constater que cette
pratique ne vient que bien plus tard, pour certains niveaux etc... et blah blah blah. Cela
reviendrait il à dire qu'un haut niveau d'Aikido avec toute la richesse des contres et tralala
equivaut à un niveau standard dans d'autres disciplines ou cela est acquis.
Faut il se demander pourquoi ?, tout simplement car dans une réalité de combat il est nécessaire
de travailler ces concepts pour surprendre son adversaire. Or dans l'Aikido il n'y a pas d'aversaire.
Ce qui entraine un oubli de cette nécessité et de cette réalité. Le fait de mettre en place les RTA pousse
à travailler beaucoup plus tôt ces exercices. Voilà donc pourquoi il y a des méthodes d'enseignement différentes
à mettre en place. Il faut apprendre les techniques efficaces lors d'un combat alors que nous ne faisons pas de
combat. Mais l'expression libre est censé représenter un combat avec deux partenaires.
Et maintenant
C'est assez simple, vous faire connaitre, participer en tant que pratiquant ou jury, organiser
des stages de préparation aux RTA. Donner votre avis sur la question, obtenir des informations
complémentaires.
alex@les-arts-martiaux.com
Si tout est clair, ou que vous êtres déjà dans ce circuit:
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